Dimitris Rapidis

Pour JC Junker la position de la Grèce aux seins de l’Eurozone est étroitement liée avec l’établissement politique européen. Pour lui, ce n’était jamais une question économique, mais plutôt politique et culturelle. C’est pour ça que lors de sa dernière présence publique devant la Comité Economique du Parlement Européen il n’a pas du tout dissimulé sa satisfaction contre les rumours anglo-saxon échoués et parlant de “Grexit” en référence avec la crise budgétaire du pays.

Dans l’environnement de Bruxelles, la majorité des diplomates parlent de JC Junker comme une figure qui se positionne entre les derniers leaders européens qui ont déféndu les valeurs de l’union politique à la place de l’union économique par rapport à cette crise néfaste.

Son soutien en faveur de la Grèce tombe aussi sur le même comportement moral car il n’a jamais arreté à souligner que sans la Grèce l’établissement européen ne pourrait plus exister. Ses paroles ultimes, comme Directeur du Eurogroup, porte la preuve: “Moi je vais toujours soutenir ce pays, et je ne le dirai pas seulement durant ma service, car il arrive à sa fin, mais je serai toujours un ami intime de la Grèce au moment où je préfère être ami avec tous ceux qui se sentent défavorisés face aux intérêts des grands pays”.

Né dans un petit village au Luxembrourg, Junker a achevé à gagner le respect comme un des politiciens les plus réussis dans l’histoire européenne. Il se trouve à la tête de son pays comme Premier Ministre depuis 1995 et diregeant le Eurogroup depuis 2005. Son ambition majeure était de devenir Président du Conseil Européen mais sa candidature a été bloquée par l’Allemagne, qui a finalement pressé en faveur de Herman Van Rompuy.

L’approche de Junker quant à la crise financière européenne était loin des positions allémaniques, et c’est juste de dire que c’est lui qui a initié l’idée que le Mechanisme de Stabilité Européenne (MSE-ESM) soit à la position de refinancer les banques nationales sans que ce financement soit ajouté au somme entier de la dette nationale de chaque pays. Son idée a été soutenue par la Grèce, l’Espagne, l’Ireland et la Cypre, mais il a affronté la négation de l’Allemange, des Pays Bas et de Finlande.

En concluant, c’est sur que l’Union Européenne perd sa dynamique compositionnelle après la retraite de Junker. Il reste de poursuivre comment cette crise majeure pourrait s’adresser efficacement par les leaders européens, et plus particulièrement, comment le successeur de Junker répondra sur ce défi fondamental.

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